mercredi 4 novembre 2026

21 avril : Saint Anselme de Cantorbéry, vierge et docteur de l'Église
Texte de l'Évangile
Mt 11,25-30
Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance ».
Commentaire sur l'Evangile
Aujourd’hui nous célébrons saint Anselme (1033-1109), originaire d’Aoste (Italie). Dès son enfance, il se sentit attiré par la vie contemplative, mais son père s’y opposa fermement. Jeune homme, il quitta la maison paternelle, partit pour la France et, à l’âge de 27 ans, devint moine bénédictin à l’abbaye du Bec, en Normandie. Après seulement trois années de vie monastique, il fut nommé prieur du monastère du Bec et maître de l’école monastique. Il n’aimait pas les méthodes autoritaires et préférait recourir à la persuasion. À 46 ans, il fut élu abbé du monastère. Il devint alors un professeur éminent, un prédicateur éloquent et un grand réformateur de la vie monastique. Il fut surtout un grand théologien (pionnier de la « théologie scolastique »). Plus tard, l’archevêque de Cantorbéry, le bénédictin Lanfranc, demanda à Anselme de passer quelque temps auprès de lui pour instruire les moines et lui apporter son aide. En 1093, Anselme fut choisi pour succéder à Lanfranc. —En tant qu’archevêque de Cantorbéry, saint Anselme défendit l’Église contre les abus du pouvoir politique (il dut affronter l’hostilité de Guillaume le Roux et d’Henri Ier). Sa fidélité à l’Église lui valut même, en 1103, l’amertume de l’exil. En 1106, Anselme put rentrer en Angleterre, où il fut accueilli dans la joie par le clergé et le peuple. Il mourut à Cantorbéry le 21 avril 1109, à l’âge de 76 ans.

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